
Gianni Infantino sort du silence concernant la décision controversée de la FIFA en faveur des États-Unis
Une déclaration qui pourrait aggraver la crise...
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s'est finalement exprimé sur la controverse qui secoue le monde du football depuis dimanche, à savoir la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun avant le match des huitièmes de finale de la Coupe du monde face à la Belgique.
Une prise de parole censée apaiser les tensions, mais qui pourrait bien produire l'effet inverse auprès de la communauté footballistique internationale.
L'affaire a pris une dimension politique majeure lorsque Donald Trump a confirmé ce lundi matin avoir personnellement contacté le dirigeant de la FIFA afin que la suspension du joueur soit réexaminée. Une ingérence présidentielle qui a suscité une vague d'indignation à travers le monde du sport.
Ce que Gianni Infantino a déclaré
Dans sa communication officielle, le président de la FIFA a d'abord tenu à rappeler ce qu'il qualifie de "principe fondamental" de la gouvernance de l'institution. Il a insisté sur le fait que les organes juridictionnels de la FIFA fonctionnent de manière autonome, en appliquant le Code disciplinaire et en se fondant uniquement sur les règlements en vigueur et les éléments factuels qui leur sont présentés. Selon lui, cette indépendance constitue le socle de la crédibilité et de l'intégrité du football mondial.
Concernant l'appel téléphonique de Donald Trump, Infantino n'a pas cherché à le nier. Il a reconnu échanger fréquemment avec le président américain sur des sujets liés à la Coupe du monde, tout comme il le fait avec d'autres chefs d'État, responsables gouvernementaux et dirigeants du monde entier. Il a toutefois précisé avoir expliqué au président américain qu'une procédure juridique était en cours et que la décision revenait aux instances compétentes de la FIFA.
Le dirigeant a également livré une réflexion plus personnelle, admettant que certaines décisions de la Commission de Discipline le surprennent, qu'il est parfois en accord avec elles et parfois non. Mais il a martelé que le respect de ces décisions et de l'autonomie des organes qui les rendent demeure non négociable, indépendamment de toute appréciation personnelle.
Une polémique loin d'être éteinte
Si Infantino a voulu se poser en garant de l'indépendance institutionnelle de la FIFA, sa déclaration soulève autant de questions qu'elle n'en résout. Le fait même qu'il reconnaisse avoir reçu l'appel de Trump, combiné à la décision favorable à l'équipe américaine prise dans la foulée, alimente les soupçons de ceux qui y voient une interférence politique dans les affaires sportives.
La colère dans le milieu du football ne semble pas près de retomber. Nombreux sont ceux qui estiment que, quelles que soient les explications avancées par le patron de la FIFA, la chronologie des événements parle d'elle-même : un appel présidentiel suivi d'un revirement disciplinaire en faveur du pays hôte de la compétition. La suite des événements, notamment le match contre la Belgique avec la participation de Balogun, sera scrutée de très près par l'ensemble de la planète football.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Diplômé de l'Université de Montréal, Maxime est un passionné de musique et de basketball. Il suit de très près l'actualité pour créer quotidiennement du contenu informatif et divertissant.
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